« Allumettes 2″ Par le photographe Radouane Mourai.

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Photographe Mourad Mourai, Flickr.

La plupart des anciens volontaires seraient vexés de t’entendre les affilier aux néo-nazis. Même si ces derniers nourrissent généralement un violent respect pour ces vétérans-là. Pour eux, ils représentent le rêve ultime… défendre le pays et la race l’arme au poing. Le problème, ce n’est pas la taille colossale du milieu. Parole Libre, le journal nationaliste, prétend bien qu’il y a environ mille cinq cents national-socialistes et national-démocrates en Norvège, mais si tu appelles Monitor, l’organisation de bénévoles qui garde un oeil sur les milieux fascistes, ils te diront qu’il y a tout au plus une cinquantaine d’actifs. Non, le problème, c’est que ceux qui disposent des ressources, ceux qui tirent réellement les ficelles, sont invisibles. Ils ne se baladent pas en rangers et n’ont pas de croix gammées tatouées sur les avant-bras, pour dire ça comme ça. Ils ont peut être une position dans la société qu’ils peuvent exploiter pour servir la Cause, mais pour pouvoir le faire, ils doivent aussi faire profil bas. Rouge-Gorge, Jo Nesbo.

« Abstrait 12″ Par le photographe Hicham Amin.

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Photographe Hicham Amin, Flickr.

Un jour, son père le fit marcher pieds nus dans une bassine pleine d’encre, puis sur toute la longueur d’un rouleau de papier. Au début, les traces que laissait Chu étaient noires et humides, puis elles s’éclaircissaient à chaque pas, jusqu’à devenir presque invisibles. Alors il sauta du papier sur le sol en bois.
Le père prit le pinceau et écrivit sur le bord supérieur du rouleau : Une petite portion du long chemin de mon fils Chu Ta. Et plus bas, il nota : On trace un chemin en le parcourant. Mer d’ancre, Richard Weihe.

« Augustine » Par le photographe Ziri Ouchen.

Photographe Ziri Ouchen, Flickr.

Voici enfin le moment attendu où je peux étaler le volume sur mon lit, l’ouvrir à l’endroit où j’ai été forcée d’abandonner… je m’y jette, je tombe… impossible de me laisser arrêter, retenir par les mots, par leur sens, leur aspect, par le déroulement des phrases, un courant invisible m’entraîne avec ceux à qui de tout mon être imparfait mais avide de perfection je suis attachée, à eux qui sont la bonté, la beauté, la grâce, la noblesse, la pureté, le courage mêmes… je dois avec eux affronter des désastres, courir d’atroces dangers, lutter au bord de précipices, recevoir dans le dos des coups de poignard, être séquestrée, maltraitée par d’affreuses mégères, menacée d’être perdue à jamais… et chaque fois, quand nous sommes tout au bout de ce que je peux endurer, quand il n’y a plus le moindre espoir, plus la plus légère possibilité, la plus fragile vraisemblance… cela nous arrive… un courage insensé, la noblesse, l’intelligence parviennent juste à temps à nous sauver.. Enfance, Nathalie Sarraute.

« Jamaa ElFenna » Par le photographe Youssef Saâdaoui.

Youssef Saâdaoui

Photographe Youssef Saâdaoui, Page Facebook.

Medhi (…) découpa avec application un petit morceau de son steak et le porta à ses lèvres, avec sa couche de moutarde, en faisant bien attention à ne rien laisser tomber. Dès qu’il eut refermé la bouche, ce fut comme si quelqu’un avait craqué une allumette sur sa langue, comme si des démons se battaient dessus à coups de lance-flammes. Son nez s’emplit d’un nuage acre et il sentit, d’un seul coup, des gouttes de sueur sur son front. Certes, il avait ressenti un tel incendie sur son palais en mangeant les brochettes avec Moktar, à Settat, le samedi précédent ; mais ce qui était nouveau, c’était cette colonne de feu, qui lui remontait par le nez. Ça, c’était français. Une année chez les français, Fouad Laroui.

« Don’t worry man » Par le photographe Amine Fassi.

Photographe Amine Fassi, Flickr.

Cette cigarette que tu fumes pour te tenir compagnie et qui te calme comme une bonne amie – elle t’écoute cette amie silencieuse, si proche de tes pensées que tu te demandes si ce n’est pas elle qui te fait penser – alors tu la jettes dans ta cuvette, comme si tu refusais toute la compassion qu’elle te porte, et quand bien même elle te tue, tu lui refuses ce service. En un mot comme en cent, cette amie qui te file entre les doigts et te ravage la chair, cette amie d’infortune et de mal-être, cette ennemie de ta survie et de ta solitude – qui te la fait aimer cette solitude, au point de faire de cette solitude un vacarme de pensées – cette ennemie donc, que tu jettes au cabinet, te laissera seul sans autre occupation que de la regretter et de te dire qu’avec elle au moins, tu aimais d’un profond amour, de cet amour qui n’a pas de limites, ni de durée – de cet amour insatiable qui te fait croire immortel.

Tu continues à te faire du mal en la regardant tourner dans ta cuvette, alors qu’elle t’offre l’univers tout entier, cette icône que tu promènes au bord de tes lèvres et qui te le rend bien, ton envie de meurtre contre toi-même s’affichant au tout venant et proclamant bien haut que la mort n’est pas pour toi, tant cette amie dans ton sein te fait croire à ton éternité, puisque tu joues déjà à être mort avec ce poison qui te tue.
Ce n’est donc pas étonnant si tu regardes consterné cette cigarette qui fait le tour de ta cuvette et te précipite sur une autre que tu allumes avec reconnaissance, et si cette première bouffée d’immortalité te parle d’amour, il ne faudrait pas s’étonner que tu lâches enfin un peu de vérité. Des sentiments, des vrais, volés au hasard d’un moment d’égarement et de rupture, un chantage aux sentiments qui fait battre ton cœur et te demander s’il ne serait pas mieux d’aimer que de haïr, de désirer plutôt que de fuir – avec ta mauvaise foi filant tout droit dans la cuvette, s’il ne serait pas mieux d’avouer ce que tu attends des autres, au lieu de te faire crever à petit feu.
Que l’on te tue.
Au lieu de cette lâcheté.

Texte de LeMalDuSiecle

« Fes – Street » Par le photographe Amine Fassi.

Photographe Amine Fassi, Flickr.

Notre mission est belle : ressourcer l’âme d’un enfant dans l’esprit d’une haute mémoire

- On dirait que tu te sens coupable…

- Je ne suis pas encore l’Indifférent, il nous reste du chemin à faire, des gens à découvrir et des histoires à tisser. Allons! Les mots m’enivrent. Partons!

Il montèrent à l’arrière d’un camion qui transportait une tonne d’oranges en vrac. La prière de l’absent, Tahar Ben Jelloun.

« White Space » Par la photographe Debbie Andrews.

Gérer le Blanc est ce qui se fait de plus pénible en photographie, il est nécessaire de bien amadouer cette couleur pour enfin se dire photographe car ça nécessite plus de technicité et de créativité pour réussir les photos. La prise d’une photographie nécessite une bonne gestion du blanc puisque ce dernier fait marquer les vides et aussi montre une absence d’action et de réactivité. La photographe Debbie Andrews nous fait voyager dans ce monde magique, son projet « White Space » est l’éloge même des espaces blancs. Elle est aussi une artiste qui mélange divers formes artistiques visuelles pour créer son monde magique. Bonne découverte et surtout sachez que tout est possible.

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