« Day 350″ Par le photographe Med Anass El Issmaeli.

Photographe Med Anass El Issmaeli, 500px.
Le concierge, qui somnolait dans sa loge, assis derrière une sorte de comptoir surélevé, crut soudain entendre des voix. Ou plutôt une seule, fluette et un peu éraillée, à peine audible.
- Pardon…
D’où sortait cette voix ? Il balaya d’un regard encore ensommeillé les murs et le plafond de son royaume. Rien. Personne. Il n’y avait personne dans cette loge, personne d’autre que lui, Miloud, concierge à «Lyautey» depuis des lustres. Il se frotta les yeux, un peu inquiet. Un djinn au lycée français de Casablanca ? Ont-ils le droit ?
- Pardon, monsieur…
Encore ! Miloud, tout à fait réveillé, se leva pesamment de sa chaise, se pencha sur le comptoir et découvrit un enfant – neuf, dix ans ? -, un enfant minuscule qui tentait de se hausser sur la pointe des pieds pour l’apercevoir, lui, Miloud, la première ligne de défense du lycée.
On ne l’avait pas vu entrer, ce lutin. À côté de lui, posée sur le sol, une petite valise marron à la poignée blanche, un peu cabossée, attendait la suite des événements. Miloud, qui était d’une grande sagacité, en déduisit que le lutin était en fait un «interne» : la valise devait contenir le «trousseau» réglementaire : six paires de chaussettes, six caleçons, deux pantalons, six mouchoirs, quatre chemises… En ce début d’octobre, les internes avaient tout le week-end pour effectuer leur «rentrée», avant que les cours ne reprennent, lundi matin. Ce nouveau était bien pressé : on n’était que samedi, en début d’après-midi. Certains, parmi les anciens, arriveraient le dimanche soir, au dernier moment, juste avant l’appel. Les plus blasés attendraient même Y extinction des feux pour faire leur apparition, rigolards, mais munis d’un mot d’excuse, tambourinant à la porte du dortoir…   Une année chez les français, Fouad Laroui.

« Les traces du temps » Par le photographe Karim Kh.

Photographe Karim Kh, 500px.
Anderton reprit : « L’inconvénient fondamental, du point de vue juridique, inhérent à la méthodologie de Précrime ne vous a probablement pas échappé non plus. Nous arrêtons des individus qui n’ont nullement enfreint la loi.
-Mais s’y apprêtent, affirma Witwer avec conviction.
-Justement, non, par bonheur… puisque nous les arrêtons avant qu’ils puissent commettre un quelconque acte de violence. Donc, l’acte criminel proprement dit ne relève strictement que de la métaphysique. C’est nous qui proclamons ces gens coupables. Eux se prétendent éternellement innocents. Et en un sens, ils sont innocents. » Minority Report, Philip K. Dick.

« Vu de ma fenêtre » Par la photographe Imane Tirich.

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Photographe Imane Tirich, Page Facebook.

Mon père me parlait du Paradis. Mais, pour y renaître, il fallait d’abord mourir. Mon père ajoutait que se tuer était un grand péché, un péché qui interdisait l’accès à ce royaume. Alors, je n’avais au’une solution: ATTENDRE!! Attendre de devenir un homme, attendre de mourir pour renaître au bord du fleuve Salsabil. Attendre! C’est cela exister…….. La boite à merveilles, Ahmed Sefrioui.

« Simplicity at last » Par la phtogoraphe Rita Houari.

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Photographe Rita Houari, Flickr.

N’oublie pas que ton pays d’origine est inscrit sur ton visage, il est là, que tu le veuilles ou non. moi, je n’ai jamais douté de mon pays, vous autres, vous ne savez pas de quel pays vous êtes, oui, vous vous dites françaouis, je crois que vous êtes les seuls à le croire, tu penses que le flic te traite comme un françaouis cent pour cent ? Oui, si tu vas au tribunal, le juge te dira que t’es françaouis, il est obligé, mais il pense que tu es étranger, ou bien bâtard. On dirait que la France a fait plein de gosses avec une femme venue d’ailleurs et que ces enfants, elle a oublié de les déclarer, je veux dire de les reconnaître… Au pays, Tahar Ben Jelloun.

« Partir » Par le photographe Simo Slimani.

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Photographe Simo Slimani, Flickr.

Suis-je raciste ? Peut-on être raciste contre son propre camp ? Pourqui les Marocains m’énervent-ils autant ? Ils ne s’aiment pas, et pourtant dès qu’on émet la moindre critique sur leur pays ils se montrent susceptibles et se mettent en colère. Pourquoi est-ce que je préfère les éviter ? N’est-ce pas plutôt moi-même que j’évite, que je fuis ? Je suis das la fuite. Et ce n’est pas très glorieux. Les Marocains que j’ai rencontrés hier me rappellent beaucoup trop ce que j’aurais pu devenir. Ils brassent du vent, vont et viennent comme une abeille dans un bocal où il n’y a plus de miel. Ils n’ont pas beaucoup d’imagination. Ils subissent, essayant de s’en sortir avec leurs petits trafics, pas grand-chose, à peine de quoi enrichir un paumé. Et pour ça ils ont besoin de recréer la joutya, le souk de la ville, se retrouver entre eux, même s’ils ne se supportent pas, et au moins se croire au village, se sentir à l’abri. Partir, Tahar Ben Jelloun.

« State Of Mind » Par la photographe Rita Houari.

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Photographe Rita Houari, Flickr.

Je lui fis installer un lit en face du mien et m’occupais d’elle autant que je pouvais. Elle ne se déshabillait jamais devant moi. Moi non plus. Pudeur et chasteté régnaient dans notre pièce. J’essayais un jour de voir pendant qu’elle dormait si elle ne s’était pas excisée. Je soulevais doucement les draps et découvrit qu’elle portait comme une culotte de chasteté, décourageant le désir.
Elle dormait beaucoup, et, quand elle se levait, s’enfermait longtemps pieds nus dans la salle d’eau, donnait quelques ordres à la bonne, et s’isolait de nouveau. L’enfant de sable, Tahar Ben Jelloun.

« Tokyo la nuit » Par le photographe Nick Man.

Les lumières de nuit sont d’une grande utilité pour l’artiste photographe, il peut en sortir avec quelque chose qui dépasse la lumiere du jour surtout que les lumières basses dans l’ensemble permettent plus de poésie dans les clichés. Cette fois Tokyo nous permet d’apprécier cette lumiere puisqu’elle est l’une des villes qui ne dorment pas, des paysages utilisant la lumiere Néon avec des enseignes publicitaires de divers couleurs ce qui donne des photographies féeriques d’une splendide beauté. Cette série de « Tokyo Night » est prise par le photographe japonais Nick Man nous fait découvrir la face nocturne de Tokyo et d’en haut. On vous laisse apprécier ces photos et surtout inspirez vous…

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