« Parapluie et Lanterne » Par le photographe M.Sitti.

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Photographe Marouane Sitti, Facebook.

Voila ce que je voulais dire, avec toutes les voix de tous mes ancêtres qui avaient déposer dans mon sang leurs doutes et leur foi, leurs peines et leurs joies et leur légendaire patience au fil des siècles :
- L’absence a-t-elle une âme ? L’attente aiguise-t-elle cette âme, lui redonne-t-elle une présence plus lancinante que la réalité ? Toute mort ne laisse-t-elle pas derrière elle le souvenir amplifié de la vie ? C’est alors que les gestes et les paroles prennent une signification émotionnelle et assaillent, étreignent : on voudrait les entendre et les voir de nouveau, les extraire du domaine de la mémoire, les empêcher de vieillir, de rejoindre le passé. Tous sont privilégiés. Que jamais rien ne meure ! C’est alors que nait l’inspiration, à l’exacte frontière du vécu tout récent et de l’attente d’un nouveau moment privilégié. Elle a supplée la réalité, lui donne une nouvelle vie.  L’inspecteur Ali, Driss Chraibi.

« Being » Par le photographe Zakaria Wakrim.

Photographe Zakaria Wakrim, Flickr.
Le concierge, qui somnolait dans sa loge, assis derrière une sorte de comptoir surélevé, crut soudain entendre des voix. Ou plutôt une seule, fluette et un peu éraillée, à peine audible.
- Pardon…
D’où sortait cette voix ? Il balaya d’un regard encore ensommeillé les murs et le plafond de son royaume. Rien. Personne. Il n’y avait personne dans cette loge, personne d’autre que lui, Miloud, concierge à «Lyautey» depuis des lustres. Il se frotta les yeux, un peu inquiet. Un djinn au lycée français de Casablanca ? Ont-ils le droit ?
- Pardon, monsieur…
Encore ! Miloud, tout à fait réveillé, se leva pesamment de sa chaise, se pencha sur le comptoir et découvrit un enfant – neuf, dix ans ? -, un enfant minuscule qui tentait de se hausser sur la pointe des pieds pour l’apercevoir, lui, Miloud, la première ligne de défense du lycée.
On ne l’avait pas vu entrer, ce lutin. À côté de lui, posée sur le sol, une petite valise marron à la poignée blanche, un peu cabossée, attendait la suite des événements. Miloud, qui était d’une grande sagacité, en déduisit que le lutin était en fait un «interne» : la valise devait contenir le «trousseau» réglementaire : six paires de chaussettes, six caleçons, deux pantalons, six mouchoirs, quatre chemises… En ce début d’octobre, les internes avaient tout le week-end pour effectuer leur «rentrée», avant que les cours ne reprennent, lundi matin. Ce nouveau était bien pressé : on n’était que samedi, en début d’après-midi. Certains, parmi les anciens, arriveraient le dimanche soir, au dernier moment, juste avant l’appel. Les plus blasés attendraient même Y extinction des feux pour faire leur apparition, rigolards, mais munis d’un mot d’excuse, tambourinant à la porte du dortoir… Une année chez les français, Fouad Laroui.

« Architecture Of Density » Par Michael Wolf

La ville fait appel au masses pour exister, la masse humaine comme celle celles des bâtiments font dans l’appréciation de la beauté photographique par la masse et volume. Le projet photographique « Architecture of Density » du photographe Michael Wolf est de ce genre de projets qui font cœur à la technique de masses dont le maitre incontesté est le photographe Andreas Gursky. Par son travail photographique Wolf nous fait découvrir les paysages de la villes, d’apprécier ces tortures visuelles pour en faire des accumulations philosophiques de ce que les villes sont en train de devenir ; des prisons pour le cœurs comme pour le corps. Bonne découverte et inspirez vous…

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« Islam au Maroc » Par le photographe Peter Sanders.

Le titre de cet article nous induit volontairement en erreur, le photographe Peter Sanders est avant tout le photographe de la spiritualité musulmane propre à chaque pays, à chaque civilisation et à chaque ethnie qui a adopté la foi musulmane. Tout ce qui touche de près ou de loin au Maroc dans le domaine de la photographie m’est très cher ! Je suis en perpétuelle recherche de pépites et d’informations sur la photographie marocaine, tomber sur un bon sujet n’est pas chose facile mais la chance m’a souri et j’ai découvert le travail photographique de Peter Sanders dans les mosquées marocaines. C’est la preuve que la photographie musulmane existe et qu’elle n’est pas péché ! J’avoue que j’en rajoute car « la photographie est interdite en islam » est un faux débat.

Le titre de cet article nous induit volontairement en erreur, le photographe Peter Sanders est avant tout le photographe de la spiritualité musulmane propre à chaque pays, à chaque civilisation et à chaque ethnie qui a adopté la foi musulmane. Tout ce qui touche de près ou de loin au Maroc dans le domaine de la photographie m’est très cher ! Je suis en perpétuelle recherche de pépites et d’informations sur la photographie marocaine, tomber sur un bon sujet n’est pas chose facile mais la chance m’a souri et j’ai découvert le travail photographique de Peter Sanders dans les mosquées marocaines. C’est la preuve que la photographie musulmane existe et qu’elle n’est pas péché ! J’avoue que j’en rajoute car « la photographie est interdite en islam » est un faux débat.

Cette fois il est question de la facilité de photographier dans les lieux sacrés, c’est par expérience que je peux vous dire que photographier dans les mosquées au Maroc est mal vu et parfois même perçu comme acte blasphématoire. Mise à part dans la grande mosquée de Fès,  déclencher dans une mosquée est quasiment une mission impossible ; toujours ce regard désapprobateur du personnel du lieu de culte. Son projet « Morocco » est utile pour tout photographe amateur marocain pour s’inspirer, apprendre et appréhender ce regard émerveillé ; s’imprégner de la façon Sanders pour photographier et cadrer des scènes de dessins « Zelij » qui se répètent à l’infini !

Peter Sander est un photographe britannique, il s’est converti à l’islam après une grande carrière dans la photographie de mode et des stars comme Bob Dylan ou encore les Rolling Stones ! On peut même dire que ce passage de la mondanité à la recherche de spiritualité lui a permis de décrocher le titre de photographe des terres saintes de l’Islam ; photographier le pèlerinage à la Mecque était une première mondiale à l’époque. Son travail photographique au Maroc est révélateur de sa recherche spirituelle globale, aucun lieu n’a été épargné : on constate son passage de la mosquée de la grande ville à celle du village reculé au fin fond du Maroc.

« L’image sociale » Par le photographe Ozier Muhammad.

La photographie de rue, toujours la photographie ; c’est là un constat de taille quand on est passionné de photographie. La photographie de rue reflète l’image sociale de tout chacun, sa façon de se conduire dans la rue ; sa façon de partager son image sociale avec le reste du monde. Photographier dans la rue vous donne l’occasion de prendre en photo cette vie débordante d’énergie, cette vie qui n’a pas besoin de reconstruction ; une spontanéité dans les geste et les regards. Le photographe Ozier Muhammad nous fait voyager dans les rues de Harlem des années 90, des rues de Pretoria ; Chicago. Ozier est le photojournaliste des afro-américains, question de confiance et de couleur de peau aussi.

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Street Photography: Documenting the Human Condition.

Documenter la condition humaine est plus qu’un simple travail photographique, c’est un appel pour la réflexion et un travail de photographe digne d’un orfèvre. C’est délicat de s’attaquer à un sujet comme celui de l’humain dans son monde, ça nécessite plus de recul pour ne pas être influencer par son monde ou par son appréciation de ce qui devait être la bonne/mauvaise image sociale. L’apport d’un photographe de rue vient là pour marquer son territoire, pour mettre l’accent sur ce qui est la photographie pictoraliste et l’envie de documenter sans s’engager dans une quelconque complicité avec le sujet.

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