« Parapluie et Lanterne » Par le photographe M.Sitti.

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Photographe Marouane Sitti, Facebook.

Voila ce que je voulais dire, avec toutes les voix de tous mes ancêtres qui avaient déposer dans mon sang leurs doutes et leur foi, leurs peines et leurs joies et leur légendaire patience au fil des siècles :
- L’absence a-t-elle une âme ? L’attente aiguise-t-elle cette âme, lui redonne-t-elle une présence plus lancinante que la réalité ? Toute mort ne laisse-t-elle pas derrière elle le souvenir amplifié de la vie ? C’est alors que les gestes et les paroles prennent une signification émotionnelle et assaillent, étreignent : on voudrait les entendre et les voir de nouveau, les extraire du domaine de la mémoire, les empêcher de vieillir, de rejoindre le passé. Tous sont privilégiés. Que jamais rien ne meure ! C’est alors que nait l’inspiration, à l’exacte frontière du vécu tout récent et de l’attente d’un nouveau moment privilégié. Elle a supplée la réalité, lui donne une nouvelle vie.  L’inspecteur Ali, Driss Chraibi.

« Dunes de Merzouga » Par le photographe J-Marie Boyer.

Photographe J-Marie Boyer, Flickr.

A Bou Denib, c’est peut-être la dernière grande bataille qui a eu lieu, quand le général Vigny a écrasé les six mille hommes de Moulay Hiba. Alors le fils de Ma el Aïnine s’est enfui dans les montagnes, il a disparu pour cacher sa honte sans doute, parce qu’il était devenu un lakhme, une chair sans os, comme ils disent, un vaincu. Le vieux cheikh est resté seul, prisonnier de sa forteresse de Smara, sans comprendre que ce n’étaient pas les armes, mais l’argent qui avait vaincu ; l’argent des banquiers qui avait payé les soldats du sultan Moulay Hafid et leurs beaux uniformes ; l’argent que les soldats des Chrétiens venaient chercher dans les ports, en prélevant leur part sur les droits de douane ; l’argent des terres spoliées, des palmeraies usurpées, des forêts données à ceux qui savaient le prendre. Comment aurait-il compris cela ? Savait-il ce qu’était la Banque de Paris et des Pays-Bas, savait-il ce qu’était un emprunt pour la construction des chemeins de fer, savait-il ce qu’était une Société pour l’exploitation des nitrates du Gourara-Touat ? Savait-il seulement que, pendant qu’il priait et donnait sa bénédiction aux hommes du désert, les gouvernements de la France et de la Grande-Bretagne signaient un accord qui donnait à l’un un pays, nommé Maroc, à l’autre un pays nommé Egypte ? J.M.G Le Clézio, Désert.

« The Maghreb » Par le photographe Enrique Pacheco.

Une prise de rêve, une vidéo qui nous fait voyager dans un Maroc idyllique ; des lumières de rêve prises dans des lieux magiques. La vidéo de la soirée est unique en son genre, une bien belle expérience du matériel photo signé Sony. Cette vidéo est prise avec un Sony A99 et d’autres matériel photo qui peuvent faire le rêve photographique de tout passionné de photographie. Enrique Pacheco, l’auteur de cette vidéo ; nous parle de son projet « Depuis les montagnes verdoyantes du Rif au nord du désert aride et chaud de l’Erg Chebbi, le Maroc offre des possibilités infinies pour obtenir ces images fantastiques que nous avons toujours rêvé. » Pour plus d’infos sur la réalisation de cette vidéo, lisez cet article. Bonne découverte et surtout inspirez vous pour en réaliser des plus belles…

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« Allumettes 2″ Par le photographe Radouane Mourai.

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Photographe Mourad Mourai, Flickr.

La plupart des anciens volontaires seraient vexés de t’entendre les affilier aux néo-nazis. Même si ces derniers nourrissent généralement un violent respect pour ces vétérans-là. Pour eux, ils représentent le rêve ultime… défendre le pays et la race l’arme au poing. Le problème, ce n’est pas la taille colossale du milieu. Parole Libre, le journal nationaliste, prétend bien qu’il y a environ mille cinq cents national-socialistes et national-démocrates en Norvège, mais si tu appelles Monitor, l’organisation de bénévoles qui garde un oeil sur les milieux fascistes, ils te diront qu’il y a tout au plus une cinquantaine d’actifs. Non, le problème, c’est que ceux qui disposent des ressources, ceux qui tirent réellement les ficelles, sont invisibles. Ils ne se baladent pas en rangers et n’ont pas de croix gammées tatouées sur les avant-bras, pour dire ça comme ça. Ils ont peut être une position dans la société qu’ils peuvent exploiter pour servir la Cause, mais pour pouvoir le faire, ils doivent aussi faire profil bas. Rouge-Gorge, Jo Nesbo.

« Souk Parking » Par le photographe Zakaria Wakrim.

Photographe Zakaria Wakrim, Flickr.
En fait, une ville ce sont des visages, des corps qui bougent, se confondent, se disputent, s’enlacent, se déchirent, des foules qui se pressent devant un marchand de poulpe, un cercueil qui passe, du linge qui sèche sur un balcon ou entre deux immeubles dans une rue étroite, un peu de suie sur la pierre, du néon qui clignote, des odeurs de cuisine, un parfum de vieille dame, un autobus en panne dans une rue très passante, des Gitans qui tendent la main, d’autres qui fouillent dans votre sac, une galerie vide le matin, pleine d’immigrés le soir, un café tous les cent mètres, des enfants qui traversent sans faire attention, des rumeurs, de la fumée qui monte au ciel, des amoureux qui se croient seuls au monde, des nuages qui s’amassent, une voiture de pompiers bloquée dans une ruelle, un libraire qui chante, un mendiant qui joue de l’accordéon, une lumière descendant lentement du ciel, une femme qui pleure la tête contre le mur, un tramway arrêté, un funiculaire qui monte, un autre qui descend, une actrice qui se tord la cheville, un mangeur de pizzas qui la regarde, un poète qui perd la tête, un vieux matelas couvert de taches de sang et de sperme sur le trottoir, une télé morte, un réfrigérateur cassé, une publicité pour des serviettes hygiéniques, une autre pour des couches, un balcon qui penche, un jour il tombera sans tuer ou en tuant des passants, la place du Plébiscite ouverte aux artistes, le palais royal s’ennuie, les églises se remplissent de touristes, l’odeur du café le matin, l’odeur du pain grillé et moi qui me réveille après une longue nuit d’un bon sommeil…C’est ça une ville vivante… L’auberge des pauvres, Tahar Ben Jelloun.

1ère rencontres photographiques berbères de Aït Bougmez.

Parce que la photo est un formidable moyen de communication. Parce que la photo est un vecteur d’échange et de découverte. Les 1ère rencontres photographiques berbères vont bientôt sortir de la chambre noire. Ces journées seront animées par Saïd Marghadi et Jean-David Laurence. L’un est marocain de sang, l’autre de cœur. Tous les deux sont passionnés par la photographie et ont plu- sieurs publications à leur actif. Ces journées s’adressent aux jeunes élèves du pensionnat de Tabant et ont pour but de leur faire découvrir les techniques photographiques et de porter un œil bienveillant sur la culture berbère de la vallée heureuse des Bougmez. Pour enrichir cet échange, un stage photo est programmé la même semaine à destination d’un public français.

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Cet événement photo sera organisé le 14/09/2013 au 22/09/2013 à la vallée Ait Bougemaz au profit de 10 élèves du pensionnat Tabant. Vous pouvez aider le projet en envoyant des cartes mémoires, ordinateurs ou tout matériel photo dont vous trouvez plus utilité. Cette rencontre a pour but de vous apprendre la photographie dans un cadre idyllique et des lumières exemplaires. Pour s’inscrire par ici et avoir plus d’infos sur le projet ici.

« Day 350″ Par le photographe Med Anass El Issmaeli.

Photographe Med Anass El Issmaeli, 500px.
Le concierge, qui somnolait dans sa loge, assis derrière une sorte de comptoir surélevé, crut soudain entendre des voix. Ou plutôt une seule, fluette et un peu éraillée, à peine audible.
- Pardon…
D’où sortait cette voix ? Il balaya d’un regard encore ensommeillé les murs et le plafond de son royaume. Rien. Personne. Il n’y avait personne dans cette loge, personne d’autre que lui, Miloud, concierge à «Lyautey» depuis des lustres. Il se frotta les yeux, un peu inquiet. Un djinn au lycée français de Casablanca ? Ont-ils le droit ?
- Pardon, monsieur…
Encore ! Miloud, tout à fait réveillé, se leva pesamment de sa chaise, se pencha sur le comptoir et découvrit un enfant – neuf, dix ans ? -, un enfant minuscule qui tentait de se hausser sur la pointe des pieds pour l’apercevoir, lui, Miloud, la première ligne de défense du lycée.
On ne l’avait pas vu entrer, ce lutin. À côté de lui, posée sur le sol, une petite valise marron à la poignée blanche, un peu cabossée, attendait la suite des événements. Miloud, qui était d’une grande sagacité, en déduisit que le lutin était en fait un «interne» : la valise devait contenir le «trousseau» réglementaire : six paires de chaussettes, six caleçons, deux pantalons, six mouchoirs, quatre chemises… En ce début d’octobre, les internes avaient tout le week-end pour effectuer leur «rentrée», avant que les cours ne reprennent, lundi matin. Ce nouveau était bien pressé : on n’était que samedi, en début d’après-midi. Certains, parmi les anciens, arriveraient le dimanche soir, au dernier moment, juste avant l’appel. Les plus blasés attendraient même Y extinction des feux pour faire leur apparition, rigolards, mais munis d’un mot d’excuse, tambourinant à la porte du dortoir…   Une année chez les français, Fouad Laroui.